Depuis quelques jours, j’ai été interpellé plusieurs fois par des Seclinois inquiets, voire alarmés par ce qu’ils ont pu lire dans un document distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la ville, dans le cadre des élections municipales du dimanche 9 mars. 

     Dans un encadré intitulé « Le saviez-vous ? » sur le thème de la santé, on peut en effet lire entre autres que les enfants de Seclin sont plus souvent en sous poids qu’ailleurs, ou que la crèche municipale n’accueille qu’un seul enfant issu d’une famille en difficulté sociale. 

     Il est même écrit que 850 personnes - sur une population de 12.500 habitants - ont reçu au moins une fois dans l’année une ordonnance de subutex, le produit de substitution qui est administré aux toxicomanes dépendants de drogues dures ! 

     Ces chiffres sont effectivement édités dans une étude menée par l’Agence d’Urbanisme de la Métropole Lilloise sur des données datant de 2001-2002. Mais comme les chiffres ne peuvent mentir, il faut les lire jusqu’au bout et les replacer dans leur contexte…  

     Or on peut aussi lire dans cette même étude que ce chiffre de 850 renvoie à un indice rapporté à une population de 100.000 habitants. C’est-à-dire que si Seclin comptait 100.000 habitants, il y aurait eu 850 personnes sous subutex en 2002. Autrement dit, il y a 6 ans, il y avait à Seclin 0,85 pour cent de toxicomanes dépendants aux drogues dures pour une moyenne de 1 pour cent ailleurs en France.  

     Ce sont donc 44 Seclinois de 15 à 45 ans qui avaient reçu au moins une ordonnance de subutex au cours de l’année 2002. Aujourd’hui, les indicateurs sont d’ailleurs en très nette baisse : - 22 % dans la métropole lilloise et même - 30 % à Seclin.  
 

     Quant à l’accueil des enfants de familles en difficulté, tout le personnel de la crèche municipale « Les P’tits Loups », citée dans la France entière pour ses innovations pédagogiques, met un point d’honneur à adapter son travail à tous les enfants quels qu’ils soient, y compris aux 9 enfants encadrés par la convention éveil entre le Conseil Général et la Ville. Sans oublier que les enfants handicapés sont également accueillis avec les meilleurs soins financés entièrement par la Ville.  Une psychologue est également attachée à l’activité de la crèche. 

     Non, les Seclinois ne sont pas plus qu’ailleurs des toxicomanes, des parents dépassés par les événements ou des enfants maltraités ! 

     Si l’on prend la peine de lire les chiffres jusqu’au bout, on ne peut que constater qu’au contraire, les politiques publiques menées depuis des années dans le domaine de la santé, améliorent justement l’état de santé général des Seclinois, et des habitants du sud de la métropole. 

     La présence d’un Centre Hospitalier moderne et reconnu sur l’échiquier régional, est bien sûr un atout majeur, qui permet à tout un chacun de pouvoir recevoir des soins de première qualité. 

     Le Contrat Intercommunal de Santé, signé en 2002 avec 8 communes voisines, a permis de mettre en place 20 actions concrètes de prévention dans les domaines cardio-vasculaire, du cancer, de l’alimentation, des conduites de consommations à risques, etc… Depuis 5 ans, la Faîtes de la Santé est d’ailleurs une vitrine incontestable de l’excellent travail mené avec les professionnels de la santé, les responsables associatifs et les élus. 

     La Maison Parents-Enfants, qui va ouvrir ses portes dans quelques mois rue Jean-Jaurès, au rez-de-chaussée de l’ancien « Rico Pressing », permettra à tous les parents volontaires de tisser des liens plus forts avec leurs enfants, en compagnie de professionnels de la petite enfance. 

     Ce ne sont là que quelques exemples de ce qui existe déjà à Seclin en matière de santé publique, et c’est ce qui permet aux Seclinois, comme le souligne d’ailleurs l’étude citée, d’être plutôt en meilleure santé que dans le reste de la région. Nous entendons bien continuer sur cette voie. 
 

Pour les candidats

     Bernard DEBREU,

     Maire de SECLIN

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